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Mercredi 17 juin 2009

La société bamiléké de l’Ouest du Cameroun dans tous ses états ! Le communautarisme, l’harmonie entre l’homme et ses entours, le partage, la joie de vivre, l’acceptation de l’autre comme un autre moi, la vraie simplicité, la danse, la musique, tout y est !

Mais ce type social n’est-il pas entrain de malheureusement disparaître ? Au nom de la modernité et de l’occidentalisation des mœurs. Ah, quel monde ! où va donc cette Afrique-là ?

il y a comme un regret caché derrière les propos de Jean Louis Dongmo: regret d'une occidentalisation qui va son cours, regret de déracinement...

 

 

 

Ici je suis chez moi,

Je suis vraiment chez moi.

Les hommes que je vois,

Les femmes que je croise,

M’appellent leur fils

Et les enfants leur frère.

Le patois qu’on parle est le mien,

Les chants que j’entends expriment

Des joies et des peines qui sont miennes.

L’herbe que je foule reconnaît mes pas.

Les chiens n’aboient pas contre moi,

Mais ils remuent la queue

En signe de reconnaissance.

Les oiseaux me saluent au passage

Par des chants affectueux.

Des coups de pilons m’invitent

A me régaler de taro

Si mon ventre est creux.

Sous chacun de ces toits qui fument

Lentement dans la paix du soir

On voudra m’accueillir.

Bientôt c’est la fête, la fête de chaque soir :

Chants et danses autour du feu,

Au rythme du tam-tam, du tambour, du balafon.

Nos gens sont pauvres

Mais très simples, très heureux ;

Je suis simple comme eux

Heureux comme eux.

Ici je suis chez moi,

Je suis vraiment chez moi.

Jean-Louis Dongmo

Par kok37 - Publié dans : PROVERBES/CITATIONS - Communauté : MAINS VERTES
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Lundi 15 juin 2009

ACTE 2, SCENE 1

 

un salon du palais.

 

Tekaa, Yen’e.

Tekaa.

 

- c’est quoi, cette politique criminelle dont on vous accuse ?

Yen’e

 

.- politique criminelle ?

Tekaa.

 

- oui. Mon fils me fait savoir qu’il vous a chassé de la principauté parce que vous soutenez une politique criminelle.

Yen’e.

 

- un : je n’ai fait que transmettre votre message politique confidentiel à votre fils ; deux : je me suis évertué à l’amener à comprendre l’enjeu du problème, à accepter la solution que vous entendez donner à ce problème comme la meilleure qui puisse être ; conclusion : la politique criminelle dont il parle et qui est cause de ma disgrâce à ses yeux est votre propre politique. J’avoue qu’il a profité de l’occasion pour m’accuser de tous les maux.

Tekaa.

 

- quels maux, par exemples ?

Yen’e

 

.- il m’accuse de trahir le peuple en soutenant votre régime. Il m’accuse de le mettre en danger de mort en étant politiquement en désaccord avec lui. Il affirme que son garde de corps doit partager les mêmes idées et opinions politiques que lui. Au pire, il dit ne plus avoir besoin d’un garde de corps !

Tekaa.-

 

ce petit salaud aura de mes nouvelles ! J’ai assez joué avec lui comme ça !

Yen’e

 

.- majesté ! il semble que vous avez donné trop de liberté à votre fils. Maintenant, ça risque de vous coûter très cher.

Tekaa.

 

- c’est vrai. Mais c’est le travail de sa rebelle de mère. Pas le mien.

Yen’e

 

.- j’ai constaté que Ndirinkin ressemble trop à sa mère. Est-ce que vous n’avez pas l’impression de lui avoir manquer pendant son enfance ou de l’avoir trop laissé aux côtés de sa mère ?

Tekaa

 

.- c’est malheureusement les deux à la fois. Et je me sens bien coupable.

Yen’e

 

.- maintenant que sa mère n’est plus, que vous n’êtes plus qu’à deux, qu’est-ce qui vous empêche de le dominer ?

Tekaa.

 

- il est temps de le faire. Et je le veux bien.

Yen’e.

 

- mais sachez que la famille royale a été exterminé par on ne sait quel démon. Elle ne compte plus que trois membres : Ndirinkin, sa fille et vous. Ndirinkin est le seul prétendant actuel pour la couronne. Et il est judicieux qu’il ne s’égare pas avec les vendeurs d’illusions qui ont envahi tout le territoire national.

Tekaa.

 

- je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour l’en empêcher. (Un silence). La cour tient conseil tout à l’heure. Et j’exige vous y voir présent.

Yen’e.-

 

oui. Il fallait bien un conseil en ces temps de crise. C’est bien vu !

Tekaa

 

.- vous pouvez aller vous joindre aux autres pour le préparer, pendant que je revois mon rebelle de fils.

Yen’e.-

 

a vos ordres, Majesté !

(Il quitte la scène).

 

Par kok37
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Mercredi 10 juin 2009

Que de misères je suis accablées


Que d’espoirs allés à vau-l’eau


Que d’amours déçus


Que de déceptions j'ai eues


Tous s’ajoutent à mon palmarès


Le crocodile ne tremble pas de froid


Le poisson ne va jamais se noyer

Par kok37 - Publié dans : PROVERBES/CITATIONS - Communauté : MAINS VERTES
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Vendredi 5 juin 2009

Engluez-vous dans votre modernisme

 

Bornez-vous sur votre progrès

 

Soit scientifique économique social religieux

 

Je suis l’alpha et l’oméga

 

L’eau s’en va la pierre reste

 

Seule l’ancienne alliance sauvera la terre

 

Par kok37 - Publié dans : PROVERBES/CITATIONS - Communauté : MAINS VERTES
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Mercredi 3 juin 2009

 

ACTE 1, SCENE 5

 

Rue déserte.

Sons lointains de tambours et de balafons. Faibles coups de sifflets. On entend un chant lointain qui tantôt monte, tantôt s’évanouit pour reprendre un instant après.

Quatre gendarmes viennent précipitamment barrer la route. Ils sont armés de matraques, de fusils et de gaz lacrymogènes. Survient un groupe de manifestants armés de gourdins, de frondes et de marteaux. Ils marchent vers les gendarmes en criant, en chantant et en tapant sur des tôles. Certains brandissent des couteaux ou des épées ; d’autres transportent des pneus de voiture. Un troisième groupe marche bras ballants.

Les manifestants sont agressifs, violents et confusément bruyants. Ils sont à présent face aux gendarmes.

 

Erick T., les manifestants, les gendarmes.

 

Erick T..- bonjour, messieurs les patrouilleurs !

Un gendarme.- où allez-vous ?

Un manifestant.- apprenez à répondre aux salutations ! Mal éduqué !

Un gendarme.- où allez-vous, messieurs ? Votre manifestation a été interdite, non ? (A Erick). Vous me semblez être leur chef. Comment est-ce qu’on vous appelle ?

Un manifestant.- monsieur Erick.

Erick T.- quant à ceux avec qui je suis, c’est tous des enfants de ce pays. Voilà pour les présentations. Et maintenant…

Le gendarme, lui coupant la parole.- rebroussez chemin !

Un manifestant.- jamais !

Un gendarme.- c’est un ordre, pas une prière ! Nous avons reçu mission d’empêcher qui que ce soit de traverser cette ligne rouge que vous voyez sur la chaussée. (Montrant la ligne). Là !

Erick T.- moi, j’ai reçu mission de conduire la marche pour la libération de ce peuple dans le périmètre où vous patrouillez. Alors…

Un gendarme.- nous n’avons besoin d’aucun autre avis pour vous empêcher de réaliser votre projet cynique et machiavélique !

Erick T.- mon mandat, je le tiens du peuple. De qui vient le vôtre ?

Un gendarme.- du Président de la République, chef suprême des forces armées, autorité la plus haute de l’Etat et premier magistrat de la République !

Un gendarme.- vous dites avoir mandat du peuple. Etes-vous député ? Conseiller municipal ?

Un gendarme.- A quoi sert-il ?

Un gendarme.- A faire du vandalisme. A casser. A voler. A terroriser les populations. A agresser. A violer les femmes et les enfants.

Erick T.- vous nous avez déjà assez perdu du temps comme ça !

Un gendarme.- vous rentrez. Oui ou non ?

Erick T.- non !

Les manifestants se jettent sur les gendarmes comme un essaim d’abeilles. Ils s’en suit une bagarre sans merci, bagarre au bout de laquelle sont désarmés et traînés par terre. Les manifestants commencent à entonner des chansons hostiles aux forces armées, continuant leur chemin. Ils ont obligé les gendarmes à faire comme eux et ils marchent maintenant ensembles. Ils quittent la scène en chantant.

Par kok37
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