La société bamiléké de l’Ouest du Cameroun dans tous ses états ! Le communautarisme, l’harmonie entre l’homme et ses entours, le partage, la joie de vivre, l’acceptation de l’autre comme un autre moi, la vraie simplicité, la danse, la musique, tout y est !
Mais ce type social n’est-il pas entrain de malheureusement disparaître ? Au nom de la modernité et de l’occidentalisation des mœurs. Ah, quel monde ! où va donc cette Afrique-là ?
il y a comme un regret caché derrière les propos de Jean Louis Dongmo: regret d'une occidentalisation qui va son cours, regret de déracinement...
Ici je suis chez moi,
Je suis vraiment chez moi.
Les hommes que je vois,
Les femmes que je croise,
M’appellent leur fils
Et les enfants leur frère.
Le patois qu’on parle est le mien,
Les chants que j’entends expriment
Des joies et des peines qui sont miennes.
L’herbe que je foule reconnaît mes pas.
Les chiens n’aboient pas contre moi,
Mais ils remuent la queue
En signe de reconnaissance.
Les oiseaux me saluent au passage
Par des chants affectueux.
Des coups de pilons m’invitent
A me régaler de taro
Si mon ventre est creux.
Sous chacun de ces toits qui fument
Lentement dans la paix du soir
On voudra m’accueillir.
Bientôt c’est la fête, la fête de chaque soir :
Chants et danses autour du feu,
Au rythme du tam-tam, du tambour, du balafon.
Nos gens sont pauvres
Mais très simples, très heureux ;
Je suis simple comme eux
Heureux comme eux.
Ici je suis chez moi,
Je suis vraiment chez moi.
Jean-Louis Dongmo
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