TROISIEME COMMANDEMENT POUR LE VILLAGE PLANETAIRE
L’HOMME NE TOMBERA QUE SUR SA PROPRE TETE. ET, S’IL EST A ECRASER, IL S’ECRASE LUI-MEME.
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Toute action appelle une réaction, entraîne une conséquence, quelle que soit-elle. La conséquence d’une action va tout droit vers la source qui l’a provoquée ; et rien ne peut l’en détourner. Rien : ni larmes, ni prières ni confessions : la nature est juste et infaillibiliste. Rien non plus ne peut empêcher la réaction de la nature contre un acte posé par quelque être que ce soit dans cette nature même ou à l’endroit des êtres de celle-ci. Et tout ce qui m’est destiné m’arrive inéluctablement à un moment donné précis du temp’spattial, jamais à mon prochain : il n’y a pas d’erreur dans la sentence de la nature.
Rien de tout ce qui m’arrive n’a été écrit quelque part par quelqu’un que je ne peux voir ni connaître avant que je ne vinsse au monde, fusse-t-il le tout-puissant. Tout seul je l’ai écrit de mes propres doigts en choisissant ma voie sur le temp’spatial. Je n’ai donc pas de bouc émissaire à chercher pour la cause de mes maux : je suis responsable de ce que je suis, responsable de ce que je deviens : responsable de ce que je fais.
Sachez que je ne suis pas un possédé : ni possédé par le Bon Dieu, fusse-t-il tout bon et ignorant du mal ; ni possédé par Satan le diable, fusse-t-il mauvais et ignorant de tout bien ; ni possédé par autrui mon semblable, fusse-t-il en même temps bon et mauvais comme moi. On a beau me malmener, me dominer, m’opprimer, me compresser, m’écraser, me contraindre, dans tous les cas, je veux ce que je fais : c’est la loi immuable de toute conscience consciente d’elle-même comme « agir ». Je suis passible des mêmes peines que celui qui m’a obligé de commettre tel ou tel acte répréhensible, m’a contraint à l’esclavage. Car n’ai-je pas accepté et fait tout cela ?
Les endormisseurs ont dit qu’il y a eu un pendu pour la rédemption. Mais ce même pendu a dit que c’est chacun qui doit porter sa propre croix. Ils pourraient demander si c’est chacun qui écrit son propre nom dans le « livre de vie ». Mais ce fameux « livre de vie » se trouve là où il y a la vie ; or ici, je suis confronté à la mort ; je suis un devenant ; et je ne vais pas vers la vie : sitôt né, je m’achemine tout lentement vers ma mort inéluctable. Durant ce lent cheminement, en me positionnant pour le mal, c’est moi qui écris, de mes propres doigts, mon nom dans le livre de mort.
Il est donc urgent que l’être humain sache quels sont ses vrais intérêts : choisir le bien toute la vie, c’est se choisir comme vivant dans la paix et advienne que pourra ; choisir le mal, c’est choisir sa propre destruction. Et nul ne doit accepter un service contraire aux normes établies pour le bon épanouissement de la personne humaine.
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