Le problème avait été posé par les populations Bamougong lors du sondage effectué d’avril à juin 2003 par le
RHAB (Réseau des Habitants de Bamougong). Les résultats de ce sondage sont consignés dans un document à part.
La présente étude vise la résolution d’un grand nombre de cas mis à l’ordre du jour par l’intense activité des
membres de ce réseau durant les mois suscités. C’est l’œuvre de Bernalds MOTANBOU, Délégué du GIC JBR et Animateur principal du RHAB.
LE PROBLEME
INFERTILITE DES SOLS
BUT DE L’ETUDE
REDUIRE LA MALNUTRITION ET LA FAMINE DANS LE GROUPEMENT BAMOUGONG D’AVRIL A AOUT DE
L’ANNEE
LES FINALITES
Ø Réduction des pratiques agropastorales archaïques
Ø Réduction de l’érosion du sol
Ø Protection du sol contre les durs rayons du soleil
Ø Améliorer et maintenir la fertilité des sols bamougong par l’utilisation d’engrais appropriés à des doses normales
Ø Amélioration et augmentation de la production agropastorale
LES OBJECTIFS
Ø Renforcer les capacités des populations Bamougong sur les thèmes :
v Agriculture et protection de l’environnement
v Utilité des plantes de couverture et des plantes améliorantes
v Production en champ du compost
v Pratique de la fertilisation
Ø Doter les populations Bamougong des équipements et des personnes ressources appropriés pour leurs activités agropastorales
Ø Trouver des moyens de mise à disposition des planteurs Bamougong d’engrais minéraux aux prix les plus bas possibles
LES CAUSES DU PROBLEME
Ø Absence d’un encadreur technique local ou manque d’initiative de la part de celui-ci
Ø Ignorance des paysans des techniques de défense et de protection des sols
Ø Mauvaises pratiques culturales
Ø Surfertilisation par les engrais chimiques lors de la culture du caféier, culture apportée par le colon
Ø Utilisation abondante et incontrôlée des pesticides
Ø Cherté des engrais minéraux sur le marché local
Ø Exposition des sols aux rayons du soleil
Ø Sols en pente et exposés aux calamités naturelles comme les eaux de ruissellement…
MANIFESTATION DES CAUSES
Ø Le paysan est seul face à son problème, ne reçoit aucun appui même conseil
Ø Le paysan utilise des engrais chimiques non appropriés et à des doses faramineuses ou insignifiantes
Ø Agriculture sur brûlis et écorbiage
Ø Mauvaise (ou manque de) rotation culturale
Ø Polyculture incontrôlée
Ø Mauvaise disposition des billons sur les sols en pente
Ø Non ou faible utilisation des engrais chimiques
Ø Pas d’ombrage sur les parcelles cultivées
Ø Transport de la couche arable du sol vers les bas-fonds généralement gorgés d’eau
Ø Terre végétale de très faible épaisseur ou inexistante
LES CONSEQUENCES DU PROBLEME
Ø Terre des bas-fonds noire, terre des sommets rouges et durs
Ø Faible rendement sur les sommets et le tiers des versants
Ø Pratique d’une agriculture de subsistance
Ø Destruction de la microfaune et de la flore du sol
Ø Latérisation du sol
Ø Faible capacité de rétention du sol en eau
Ø Acidification du sol
Ø Malnutrition et famine dans le groupe social
LES MANIFESTATIONS DES CONSEQUENCES
Ø Plants chétifs et nains
Ø Echec de toute activité agricole sur les parcelles décapées
Ø Présence de la latérite sur le sol
Ø Présence de l’imperata cylindrica sur les sols
Ø Sols nus, sans végétation
Ø Absence d’arbres sur les parcelles cultivées
Ø Abandon des travaux champêtres qui ne rapportent rien
Ø Déplacement des populations vers d’autres contrées, à la recherche de sols fertiles
Ø Les maladies de carence sévissent au sein du groupe social
Ø Les sols sont compacts et ne laissent pas passer l’eau ou sont légers, friables et ne conservent pas suffisamment d’eau
Ø Culture de l’arachide
Ø Accentuation de la misère
Ø Exode rural
Ø Les jeunes restés au village s’investissent dans des activités autres que dans l’agropastoral : menuiserie, maçonnerie, coiffure…L’essentiel est d’éviter le
champ.