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POEMES PHILOSOPHIQUES

Mardi 5 février 2008



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A présent tu t’approches d’un chêne

Et les eaux de tout le ciel se déchaînent

 

De gros flocons de neige sur toi caquètent

Et il pleut à cataracte sur ta tête

 

Un tas de chiens te fait peur il aboie

Il mord les flocons de neige ses proies

 

L’homme n’est plus rien devant l’animal des bois

Et il est tout tremblant quand il le voit

 

Des voitures roulant doucement trompettent

Des engins roulant à toute vitesse pètent

 

Tu entends des beuglements lointains de camions

Des bœufs sont passés ici en quatre bataillons

 

Des femmes des enfants fardeaux sur le dos

Ils longent les trottoirs les bords de la stagnante eau

 

Yaoundé n’a point honte de ses routes

Et il se gosse de sa puissance qui déroute

 

Les femmes les enfants suivent la sale voie pieds nus

Ils étaient dans les champs autour de la glu

 

Fagots sur la tête fagots sur les épaules

Ils sont comme les habitants de la pire des tôles

 

Ils mettent chacun des habits tout pourris

A bien voir ils sont victimes d’incurie

 

Ils sont fatigués ils marchent avec peine

Chacun paraît lourd et tous ses pas traîne

 

Ils n’ont pas d’argent pour prendre la voiture

On dit qu’on vole on n’achète pas leurs cultures

 

Et sous cette pluie déchirant le firmament

Et leurs regards attendrissants doux plaintifs

Le vent passe il vous berce tout tendrement

Le vent vous laisse comme tes amours rudement partant

Même toi pour prendre la voiture tu n’as plus d’argent

 

La paix avec vous partout pour toujours

 

Précieuse mélodie d’un cœur ingénu

Un rituel d’une douç’âme déçue

Par douloureux cœur qui ne s’est pas tu

Un cri un cri bien perçant dans la nue

Pour toi âme sœur comme lui vaincue

Par un cœur impénitent corrompu

Par kok37
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Mardi 13 juin 2006

 

Quand le jour mal illuminé

Par le feu de vos fissions atomiques

Imprègne ton âme flottant sans abri

D’impitoyables horreurs sans bout

 

 

 

Quand de faux nuages passent en fanfare sur ta tête

Le chevalier défile devant les troupes enragées

La terre ouvre ses antres avides d’amour sanguin

Ivre du gris vin de soufre toxique

 

 

Quand les horloges de Mbopi vont à reculons

Heurter à Megan leurs regards infinis infidèles

Eclairs de poignards envenimés de son vin

Trist’épouse de mon petit matin infernal

 

 

Quand la nuit intrépide et austère

Silencieuse effrayante sans oreilles

Envahit ton cœur endolori criant

Torturé à tout vent et chantant l’amour

 

 

Quand la Muse lasse de pleurer

Se tait devant la brisure stupéfaite

Traîne ta mémoire éveillée et triste

D’affreux souvenirs insipides et amers

 

 

Quand le firmament en sanglots

Lance ses limpides épées hurlant

Sur la terre meurtrie de ses peines

Tu cherches où reposer ton coeur de ces peines

 

 

Peines sur peines

 

DOUALA, le 5 novembre 1996

Par Motanbou Bernalds
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Samedi 6 mai 2006

Tomb'âme

Heurtée sur la route inconnue

La route escarpée de l'existence

Tombe

 

Elle est tombée cette âme

Cet'âme est tombée

Et vous aussi vous suivrez

Ah

 

Qui donc m'a arraché cet'âme

 

Sais-je à qui profite la mort

 

Sais-je où mène la mort

 

Sais-je pourquoi c'est écrit

L'arbre mûri et passe

Les feuilles sur terre caquètent

Tout se précipite dans la poussière

Et la vie s'écoule toujours peinant

Ah

 

Sais-je où mène la vie

 

Sais-je où mène la vie

Elle est donc tombée cet'âme

 

O tomberas-tu encore

 

Où donc mène la vie

                    

Par Motanbou Bernalds
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Jeudi 4 mai 2006

Ma Muse

Le soir quand le rideau tombe

Rien d'ici ne rentre pour toi

Ni amour ni joie ni regret ni action

Le temps n'a pas de chemin retour

 

Le soleil se couche sur toi

 

Et dans le temps tout vient

Dans le temps tout se rencontre

Dans le temps tout s'en va

Le temps est tout droit

Le temps fait la mort de tout

 

Et derrière le rideau

Un sourire une peine

Tout est nouveau

 

Par Motanbou Bernalds
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Lundi 1 mai 2006

Ma Muse

C'est ça le temp'spatial

Sur l'éternité

Pour couvrir toute action

Toute création

L'immortel

L'incréé

Le nécessaire

C'est ça le temp'spatial

L'inchangé

L'inchangeant

Le contradictoire de l'éternité

Joyau de l'éternel

Pour ne point égaler l'Eternel

Inchangeable

Qui me lie à toi

 

O perle née de la Toute-puissance

O engrenage de situations

Parsemé de moments

Et de lignes de mouvements

Boyau du vivant crée

Sur qui ce monde se meut

Protège-nous de l'inaction

 

Toi qui du sein de la Conscience première

Sortis par la Toute-puissance

Pour donner à ses yeux le premier jour

Entité unique

Universelle

Sur laquelle s'étant la vie

O temp'spatial

Grâce à toi nous n'avons point accès à l'éternité

 

Ma Muse

C'est ça le temp'spatial

L'enveloppe du monde

Dans laquelle tout se meut

Le transporteur de nos destinées

Sur lequel tout se fait

Le support de nos destins

Dans quoi tout nous vient

Sur lequel se trouvent nos destinations

 

Ma Muse

C'est ça le temp'spatial

Temporalisant

Le vecteur du mouvement

De l'écoulement

De l'altération

Du changement

Du devenir

De la mort

Qui nous empêche d'être

 

Ma Muse

C'est ça le temp'spatial

L'apôtre de la finitude

L'ennemi de la plénitude

De la complétude

Vecteur d'inquiétudes

Source d'actions

D'agissements

De décisions

D'imperfections

D'échecs

La perle

Qu'elle nous protège de la précipitation

 

Ma Muse

C'est ça le temp'spatial

Invisible

Métaphysique

Un mystère pour nous

O perle

Qu'on nous donne l'esprit pour te toucher

 

Toi dans et sur qui tout a été créé

Par le créateur

Toi dans et sur qui tout se fait

Par les créatures et le créateur

Tu étais avant toute chose

Et toute chose passe tu demeures

 

Ce monde est quelque part sur le temps pour un temps

Mbouda, le 25 octobre 1991

Du coeur d'une ville morte

Par Motanbou Bernalds
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